03 décembre 2008

une pause

une plage

un gateau d’accalmie

c’est ce qui arrivait

parfois

la soif rassasiée

l’appétit étanché

dans une île d’amas de ponce

et sur une mer en perpétuelle irisation

un pleur de joie sans à-coup

le cœur soigné d’airain

et le corps en flottaison

planche saisie entre l’immense haut et l’infini bas

c’est ce qui se donnait

aussi

vivre de pure patience

d’écoute et de mains fraîches

sourire phénicien de contentement tout simple

c’est ce qui se souhaitait

souvent

étirement du souffle sans aucun épuisement

zéphyrs aux ondes phosphorées

lazy sans boucle

comme une huile coulant en un seul fil

son étalement dans un temps infini

c’est ce qui se voyait

par instants simples

la certitude d’être au point le plus bas

celui d’où nul ne peut tomber

l’évidence d’être en appui

c’est ce qui s’imaginait

encore

la largeur d’un Nil et son calme passage

sous l’ardeur solaire et dans un gauche endormissement

c’est ce qui se partageait

ici

en ce poste avancé

sans aucun guêt

ni rempart ni tour

planche saisie entre le simple plus et l’infini moins

et acceptant

parfois

encore

souvent

par moments

aussi

ici

la palette respirante

son souffle lent nageant du turquoise au noir violine

à la droite convenance des fonds inégalés

la récréation muette

l’écriture sans les bâtons du rythme

coupés du monde à en flotter

planches tenues des splendides visions

ainsi

de temps en temps

ils se voyaient

et la lazy

azur supérieur

les imprégnait

Posté par loremipsum à 08:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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