28 février 2010

Des yeux fondus de larmes les mains inconsolées alors qu'il nous faudrait partir s'enfuir gueuler des balades éreintées crever les blanches et fraîches cloches du printemps s'étaler se parer se départir ne plus jamais y aller et rester impunis voire innocents loin des déperditions et de la trame détachés de ces crasses traces de boue et de bruit se laver enfin enfin se laver se rouler dans la vacance la vacuité l'absence lardés de confort et d'ennui ah l'ennui la grande qualité travailler tue et provoque travailler nuit même le jour et vous trouvez ça drôle alors qu'il faudrait se frotter les poings et s'unir travailler travailler amoindrit travaillez travaillez travailleurs et je vous en donnerais des salaires d'arthrite et de suées de coups pour les mâtines ça sonne que ne l'entends-je ça sonne te dis-je debout donc debout c'est l'alerte ou l'alarme et dans les communs du château tous se taisent sauf les fers et les feux et celui qui porte une part de bleu une indélébile part de bleu est béni oint couvert j'avance à visage caché de larmes je l'ai dit de larmes de mèches fondues les yeux fourrés d'herbe et d'eau des Ophélies dans un ruisseau telles sont vos peines et les miennes de même qui surnagent la pierre au cou et les mains entravées ah ses mains ses éternelles mains qui pressent tordent essorent ce qui devrait être sauvé c'est absurde ce que je dis absurde mais non pas insensé des mots en marche baluchon sur l'épaule avec au cœur du ballot de tissus le frêle espoir des laborieuses laborieux viens nous ferons des courses et nous chanterons nous chanterons au bout du cap il y a des champs d'asphodèles et de narcisses et plus loin les edelweiss de la mer aux doigts salés ah se baigner s'y fondre tout confondre ce matin je voulais te porter un cadeau sans merci une offrande c'est fin de semaine après tout jours de grâces et sans seigneur encore seuls au monde tu te rends compte un peu nous n'irons plus je te le jure nous n'irons plus ou alors ou alors nous serons différents tu crois tu crois

Posté par loremipsum à 11:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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